En une phrase...
" Un livre n'est rien qu'un petit tas de feuilles sèches
ou alors une grande forme en mouvement, la lecture." - Sartre
" Un livre n'est rien qu'un petit tas de feuilles sèches
ou alors une grande forme en mouvement, la lecture." - Sartre
Fin des années soixante. Dans la campagne suisse où l’on vit sans faire de bruit par souci du qu’en-dira-t-on, Lulu, fils d’ouvrier, héros du premier tome, a beaucoup d’hormones et ne les gère pas très bien.
Il embarque dans les choses de la vie avec ses comparses Joe et Chiara. Mai 68 est une nébuleuse qui n’a pas encore atteint les montagnes jurassiennes. Pourtant, les échos lointains de la Sorbonne s’invitent sur les bancs d’école et aux tables du bistro de quartier. Lulu découvre Ferré et feuillette Le Petit Livre rouge. Germent alors, comme les pâquerettes qui font la nique à l’hiver, les idées d’un monde nouveau, idées que va suivre passionnément tout une génération d’indociles. Joe vient d’un milieu bourgeois. Son père dirige une usine d’horlogerie et fait de la fanfare. Joe aimerait bien faire éclater les carcans… Quant à Chiara, fille d’immigré italien, elle est en quelque sorte l’égérie de Lulu. Elle revendique la liberté d’expérimenter tout ce qui vient : sexe, drogues, bourlingues, modes de vie.
Ma rentrée littéraire commence avec Un ange noir, second roman du
génial François Beaune. Comme avec Un homme louche, petit bijou d'humour
noir et de sarcasme, l'auteur choisit comme narrateur un antihéros,
soupçonné d'avoir assassiné une jeune femme, Elsa, sa collègue.
Mêlant l'épistolaire et le journal de bord, Beaune a un style toujours aussi
acéré, prenant. En voici quelques extraits :
D'ailleurs je me rends compte à quel point écrire ces lettres dans ce cahier participe de cette fuite et atteste de ma lâcheté. Il faut avoir peur des autres pour se mettre à écrire, se penser comme un chien déjà battu d'avance, le regard fuyant, meurtri à la ceinture, un chien humilié et craintif. Tous ces livres que j'ai lu ! Comme j'admirais leurs auteurs ! Je saisis à quel point écrire est un acte de lâche, l'acte de ne pas agir, la reconnaissance de son incapacité à prendre ses responsabilités, l'aveu de cette peur panique face à la vie. La peur plus forte que le reste et l'écriture tel un bouclier de paille couvrant à peine nos coeurs. Malheureusement, chère maman, Nietzsche a raison et le Seigneur en est malade : la peur est plus forte que l'amour, nous voyons tout à travers ses yeux, car elle cherche en permanence à deviner qui est l'autre, ce qu'il va faire, et ce qu'il veut de nous. La peur est la quête de connaissance, le côté obscur de la curiosité, cet instinct de rat qui gratte les poubelles comme je gratte ce papier, pour me rassurer, pour me remplir. Je suis mauvais comme eux. J'écris tout au crayon, je pourrais tout gommer, un jour, le jour dernier, peut-être.
pp. 54-55
Tu m'as fait naître et fait croire en la bonté. Je suis un grand naïf, tu le sais bien. Tu appelles cela mon caractère idéaliste. Comme si cela était un atout dans la vie. Oh tu te trompes là-dessus. Dans notre monde, l'idéalisme n'a aucun prix, justement parce qu'il rend naïf (les naïfs ne sont rien d'autre que des simples, des innocents, des fous donc à éliminer). Cette naïveté m'éblouit et me fait avancer dans la blancheur du vide telle une marionnette.
p. 57
Je tremble. Le froid n'est pas un état, le froid est une émotion, on naît avec le froid, on se construit avec, on le blottit en soi, l'ostracisme donne froid. La pièce est gelée quand on est seul. Privez un footballeur de ballon, il aura froid, il réclamera un thé, tandis que ses coéquipiers préfèreront un sirop. Le froid est partout sur mes os, un vent de solitude subie, inscrit en moi.
p. 62
La Folle journée de Nantes,
Un concept unique :
Un festival « grand public » ou populaire de musique classique qui a lieu chaque année à Nantes au dévut de l'hiver (janvier ou février) et qui connaît un succès de plus en plus grand au fil des années.
Des concerts gratuits, d'autres payants mais à des prix abordables et dans de vrais amphithéâtres où le son résonne, ou dans de petites salles à l'ambiance plus intimiste...
Il y a eu un article fort intéressant il y a quelques temps dans la revue XXI (voir dans les liens/sites amis, numéro 10 Printemps 2010) sur René Martin le concepteur de ce festival, un homme au parcours atypique qui essaie de démocratiser une forme de culture habituellement réservée à « l'élite » ou aux initiés.
" PARTAGER LA BEAUTE DU MONDE. Créateur de la Folle Journée [...] René Martin révolutionne depuis quinze ans le monde de la musique classique. Des rives de la Loire à Tokyo, il organise sans trêve des évènements musicaux. Le grand public afflue. On le dit naïf. Il est visionnaire. Le credo de ce passeur : l'excellence pour tous."
Tout est clairement expliqué sur le site officiel de la Folle journée : concept, idée de départ, financements, etc. et surtout des archives de chaque année (une année = un thème), avec des photos et des vidéos.
Ce festival a lieu tout près de l'ancienne Usine LU (vous savez, les petits gâteaux, les p'tits beurres nantais, les BN), au bord de la Loire, dans un cadre très sympa : jardins, illuminations, péniches, je vous laisse imaginer...
Bon, allez, je vous mets une ou 2 photos quand même...Y a qu'à cliquer sur le lien album là en bas !
Un peu de poésie
Le nouvel album - Ilo veyou - de Camille sera dans les bacs le 17 octobre,
en attendant l'automne, voici les paroles de " Tout dit".
Pour en savoir plus :
Voir l'article du Parisien du 22 août dernier sur leur site internet.
Vidéo en avant-première : le clip en acoustique de " L'étourderie "
Ma Pile à Lire, mes envies du moments :
C'est par ici, façon album photo by Picasa, all rights reserved by mon
panier de vélo.

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